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Stefan Cornic

Historien de l’art et Journaliste 

 

STEFAN, QUE SERAIT LE MONDE SANS L’ART ?

 

Complètement refermé sur lui-même. Il manquerait de diversité, de tolérance et d’ouverture sur les autres. L’art et la culture ne servent pas concrètement à la survie mais sont indispensables à la vie. C’est par sa production artistique qu’une civilisation marque l’histoire. Et je pense que l’on n’est rien sans cela.

Je suis généralement interpellé au premier coup d’oeil, qu’il s’agisse d’une œuvre cinématographique ou d’une peinture, d’un dessin qui me surprend graphiquement. Je sais tout de suite si une photographie me plaît ou pas. Ce ressenti direct évoque ou engendre des correspondances, tisse des rapports formels, des relations entre les disciplines. Je suis fasciné par les rapports entre l’architecture, la photographie et le cinéma. Un plan peut me faire penser à un photographe ou à un peintre. L’oeuvre de Michelangelo Antonioni évoque ce rapport à l’urbanisation, à la photographie sociale. Je pense à L’Éclipse avec Alain Delon et Monica Vitti, qui pour moi forment l’un des plus beaux couples à l’écran, à ces corps qui se meuvent dans les banlieux en construction de la fin des années 1950, ou à Mamma Roma de Pier Paolo Pasolini où l’on voit ces enfants qui vont vivre leurs premiers ébats amoureux sur fond de terrains vagues, avec en amont la vie moderne qui se construit…