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Dimitri Joannidès

Auteur, Journaliste, Expert en Art Moderne et Contemporain chez FauveParis

 

 

DIMITRI, QUE SERAIT LE MONDE SANS L’ART ?

 

Terrible. Un cauchemar. Ce serait un monde sans fantaisie, les intérieurs seraient vides. Dans une interview imaginaire, j’ai fait dire à Jacob Jordaens que « la fantaisie est l’aristocratie de l’esprit ». L’acte de créer fait aussi partie du tissu social. Stendhal, quant à lui, écrivait qu’un roman « c’est un miroir que l’on promène le long d’un chemin ». Je pense que cela est aussi valable pour l’art, qui suit les évolutions de la société.

Personnellement, je ne vis que pour les belles choses. J’aime beaucoup la peinture, je peux être bluffé par une toile du Siècle d’or espagnol, par la beauté d’une femme peinte par Théodore Chassériau, ou encore par quelque chose de plus contemporain, comme un tableau abstrait des années 1950. Je m’intéresse aussi à la céramique, à la sculpture, aux objets d’art populaire, que je trouve parfois amusants. Je suis souvent amené à explorer des univers que je ne connais pas pour les articles destinés à La Gazette Drouot. C’est ainsi que j’ai découvert les montres anciennes, les cannes, les souvenirs de vedettes ou les bronzes équestres, par exemple. J’aime particulièrement les objets mais je n’ai pas de sentiment d’attachement, je les vois comme les témoins d’un siècle, d’un goût, qui passent entre mes mains et qui iront ensuite ailleurs…Ce sont des objets de curiosité, pas des objets de désir.